Endurance, sport d’équipe, rigolade… Les joueurs de Quidditch du monde moldu, comprenez les non sorciers, balayent succès sur succès. À travers ces 7 commandements, le sport sur balai paraît moins sorcier qu’on ne l’entend.

1. Harry Potter, tu imiteras

La pratique du Quidditch, portée par le roman Harry Potter de J.K. Rowling, n’est pas seulement réservée aux fans de la fiction. Il se veut un sport à part entière. Inutile de se scarifier le front, de se commander une monture ronde ou d’adopter une chouette à Jardiland… pour ressembler à Harry Potter, le nec plus ultra du moment c’est d’enjamber un balai pour devenir joueur de Quidditch. Au programme : sorcellerie à la moldu, activité physique et pratique atypique. Oublions les derniers résultats de ligue 1, parlons Quidditch !

2. Une activité physique, tu entreprendras
match de quidditch
C’est le seul sport qui me motive à courir. On a gagné en endurance en y jouant”, sourit Solyane Evans, la présidente de l’équipe Lorraine Quidditch. Le Quidditch se pare en effet de toutes les particularités que requiert un sport. Des équipes, différents postes, des arbitres et des règles bien précises. Le sport ressemble à la pratique contée dans les romans ou dans les films, à un détail près : les joueurs gardent les pieds sur terre. Si Harry avait tendance à répéter un « ballet aérien » en improvisant looping et figures en tout genre, les joueurs de quidditch sur gazon courent dans tous les sens.

3. Sur un terrain vert, tu te réuniras

Le Quidditch est un sport d’extérieur ! Le jeu a besoin de place. Le club de Lorraine, situé à Nancy, a trouvé l’endroit parfait. Au parc de Brabois, ils peuvent choisir parmi les 60 hectares pour jouer, sans risquer de déranger les promeneurs. Le terrain n’est pas délimité et les joueurs peuvent courir n’importe ou. Derrière les six buts par exemple. Trois cerceaux sur pieds sont disposés de chaque côté du terrain. Attention, regardez donc toujours la météo avant de prévoir la prochaine rencontre Serdaigle-Serpentard : les balais n’aiment la pluie.

4. Ton poste, tu choisiras
Le quidditch pour les moldus Au bout de 17 minutes de jeu, le vif d’or est relâché. Il faut savoir que ce n’est pas une vraie balle : il est incarné par un joueur, qui porte dans son dos une balle de tennis glissée dans une chaussette. Seuls les attrapeurs partent à sa poursuite. Lorsque l’un d’eux s’empare de la précieuse balle, l’équipe de l’attrapeur remporte 30 points et provoque l’arrêt du match.

5. D’une équipe, tu feras partie

Créé en 2005 aux États-Unis, le Quidditch s’installe en France dès 2011. Il se dote d’une fédération en 2013. Coupes de France, d’Europe et du monde, présence dans une trentaine de villes… En quelques années, c’est une envolée pour le Quidditch, qui a désormais tout d’un grand sport.


L’équipe de Lorraine Quidditch officie à Nancy et Epinal. Une dizaine d’apprenti sorciers y participent fidèlement, et chaque nouvel entrainement voit apparaître quelques curieux. Débutants acceptés, on prête même les balais !

6. Un balai, tu posséderas

Qui dit Quidditch dit balai. Obligatoire de le garder entre les jambes tout au long de la partie, comme un vrai sorcier, sauf que le joueur le tient généralement d’une main. Un handicap qui le prive de cinq doigts supplémentaires.

balai

Difficile néanmoins d’en trouver un magique. C’est pour cela que les joueurs se tournent vers le DIY, comprenez Do It Yourself. Le sport sur balai c’est classe, grâce à l’accessoire principal du jeu. Si toutes les sortes de balais sont acceptées, la référence reste tout de même celui du sorcier le plus connu du XXIème siècle. Le balai d’Harry Potter, que tout le monde s’arrache, peut coûter jusqu’à 40 dollars. Laissez le donc entre vos jambes, rien ne sert de l’utiliser pour balayer la maison. Sacrilège !

7. La rigolade, tu rencontreras

“C’est ça, l’ennui avec le Quidditch”, remarque distraitement Hermione qui s’était replongée dans sa traduction des anciennes runes. “Ça crée des tensions et des sentiments hostiles entre les maisons”.

En tout cas, au sein de Lorraine Quidditch, les tacles et autres roulés boulés se font dans la bonne humeur. Faire du sport tout en rigolant, c’est ce qui motive les joueurs. “C’est un sport super drôle. A la base je trouvais cela un peu ridicule et, en fait, en essayant à une convention, je n’ai jamais autant rigoler en faisant du sport. On continue parce qu’on passe juste un bon moment à chaque fois“, explique Solyane.Un sentiment que se partage les autres joueurs de l’équipe :  quand on leur demande quels sont, selon eux, les commandements du Quidditch, ils nous répondent tous : sport, bonne ambiance, amis et magie. 

Camille Bresler,
Marine Van Der Kluft