Source: Robin Droulez / France Télévisions

Mardi soir, il est 18h30 : la place Stanislas se transforme en point de rendez-vous pour des centaines de coureurs. Lancé il y a sept mois, le BlablaRun attire aussi bien les sportifs aguerris que les simples curieux. Un club de running pas comme les autres, qui mise sur la convivialité tout en répondant à un besoin de sécurité, notamment pour les femmes. 

L’ambiance se veut conviviale, les conversations fusent avant même le départ. Certains découvrent le concept pour la première fois, souvent après l’avoir repéré sur les réseaux sociaux. « On l’a vue plusieurs fois passer, on suivait depuis un moment. On attendait juste d’avoir le temps de tester », confient deux participantes venues en duo. D’autres, plus réguliers, ont déjà tissé des liens, « Depuis la première fois que je suis venu, on parle et on court ensemble tous les mardis », raconte un habitué. 

Au fil des semaines, le BlablaRun est devenu bien plus qu’un simple club sportif. Pour certains, c’est aussi un lieu de rencontres. « Quand on se recroise sur d’autres courses ou même en ville, on se dit bonjour. Ça fait des potes en plus », sourit un bénévole, aujourd’hui impliqué dans l’organisation. 

« Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de Nancéiens prêts à courir avec moi »

A l’origine du projet, Valentin Bourrel, étudiant en dernière année de kinésithérapie. Le succès du BlablaRun ne lui a pas laissé le temps de réagir. « J’ai partagé une vidéo qui a très bien marché », raconte-t-il. Pour le premier run, ils étaient 45, puis 75 la semaine suivante. Rapidement les chiffres décollent : 100, 150, 200 participants. Aujourd’hui, la communauté compte plus de 700 personnes. « Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de Nancéiens prêts à courir avec moi », admet-il. 

Au-delà de l’aspect sportif et social, une autre dimension s’est imposée naturellement : la sécurité. Pour de nombreuses femmes, courir seule le soir reste une pratique risquée. Le BlablaRun apparaît alors comme une solution. « Même s’il fait nuit, c’est plus sécurisant. Je ne serais pas allée courir seule à cette heure-là », confie une participante. Une autre ajoute : « Être plusieurs, ça rassure. On sait qu’en cas de problèmes, on n’est pas seules. »

Un aspect auquel Valentin Bourrel n’avait pas forcément pensé au départ. « Des personnes sont venues me dire que ça leur permettait de courir en toute sécurité. C’est devenu un objectif secondaire, mais très important », explique-t-il. Une confirmation que le club répond à un véritable besoin. 

Chaque mardi, le BlablaRun permet ainsi aux coureurs, et surtout aux coureuses, de pratiquer leur passion sans crainte. Et l’aventure est loin d’être terminée : rendez-vous mardi prochain pour la prochaine édition.