Mondiaux League of Legends

Paris a accueilli dimanche 10 novembre à l’AccorHotels Arena la finale des Mondiaux de League of Legends. Il s’agit de la plus grande compétition esport au monde. Elle opposait G2 Esports (Europe) et FunPlus Phoenix (Chine). Après un match rondement mené, FPX ressort grand gagnant de cette compétition.

Ils étaient 15 000 ce dimanche 10 novembre à assister à cette finale. Des supporters du monde entier ont fait le choix de se déplacer jusqu’à la capitale française pour supporter leur équipe favorite. Récit d’un match au sommet et retour sur les performances des deux équipes finalistes.

G2 dans la tourmente

Considéré comme les grands gagnants avant même que le match commence, G2 Esports s’est finalement incliné 3 à 0 face à FunPlus Pheonix. Des fans de tout le pays et même d’ailleurs étaient pourtant venus les soutenir. Les pronostics de ces derniers étaient sans appel 3-1 mais peut-être 3-2 pour G2 pour François, ça devrait passer en 3-1 ou 3-2 pour G2 nous confie Hugo, quant à Rachel ça sera “3-0 pour G2“.

Pourtant connu pour leur stratégie bien conçue, l’équipe européenne s’est rapidement vu rattraper par la réalité et par le style de jeu de l’équipe chinoise. Des matchs d’abord longs, une minutie dans les mouvements, un style mesuré et pourtant agressif aura eu raison de G2 Esports. “On ne s’attendait pas du tout à une défaite de G2. Grosse désillusion. Les G2 ont totalement été mangés par la stratégie chinoise“, s’est désolé Clément, venu supporter l’équipe européenne avec ses amis.

Le match commençait pourtant bien, la foule clamant haut et fort “Et un, et deux et trois zéro ! ” pour encourager G2. Ils ne pensaient pas si bien dire, malheureusement ces déclarations n’étaient pas destinées à la bonne équipe.

Une stratégie bien ficelée

Prudent sur les premiers matchs, FPX s’infiltre à pas de loup dans le camp adverse. Détruisant tourelle après tourelle, submergeant l’ennemi d’attaques coordonnées, ils parviennent sans mal et avec finesse à prendre l’avantage.

D’abord considérée comme lente, l’équipe chinoise se révèle finalement pleine de finesse. Une stratégie capable d’analyser les mouvements de l’adversaire, une attitude circonspecte et parfois explosive, c’est ainsi que nous pouvons décrire la méthode chinoise : “Félicitations à FPX, félicitations aux chinois. Ils ont été remarquables, et il n’y a rien à dire. C’était 3 games superbement menées de leur part.” admet Clément “Autant on supporte G2, mais on apprécie la qualité de jeu que FPX nous a proposé aujourd’hui.”

Tout comme les supporters, il semblerait que G2 ait sous-estimé son adversaire “G2 a beaucoup moins bien joué que tout ce qu’ils ont montré pendant tout le mondial. FPX était vraiment très fort, bien plus fort que ce qu’on imaginait. Bien joué à eux. selon François, “aucun membre de G2 n’était au top de ses capacités“. L’équipe européenne n’aurait pas fourni le meilleure d’elle-même.

Une victoire en demie-teinte, des fans déçus

Après trois matchs menés d’une main de maître, FPX parvient sans grande difficulté à remporter le titre de champion du monde de League of Legends. Lin “Lwx” Wei-Xiang, joueur de l’équipe championne, souligne par ailleurs les erreurs de G2 en fin de match “Je ne pense pas que nous ayons particulièrement bien joué. Je pense qu’au contraire, G2 n’a pas performé“.

La plupart des supporters l’ont bien souvent fait remarquer. “G2 n’était pas à son meilleur. FPX était à leur plus haut niveau. Mais je ne pense pas que G2 aurait tenu face à eux, même à leur meilleur.” confesse Hugo. La question reste alors entière, bien qu’il semble que les chinois se sont avérés surprenant et nettement plus performant que leurs adversaires.

A Bercy, le match se termine tristement pour la plupart des spectateurs qui ont fait le déplacement jusqu’à Paris. Clément rentre déçu, il ne pourra pas fêter la victoire de son équipe favorite avec ses amis “on aurait voulu célébrer tout ça autrement, mais bon !

La prochaine fois, ce seront les chinois qui recevront les Mondiaux de League of Legends puisqu’ils auront lieu à Shanghai. Une occasion en or pour l’Europe de prouver ce qu’ils valent, en terrain ennemi.