J'ai testé : le quidditch

Il est 15h, dimanche, lorsque j’arrive sur le terrain de la Vacquinière, à dix minutes à pied du stade Saint-Symphorien de Metz. L’équipe de quidditch des Copper Foxes et sa présidente, Hélène Simonetta, s’approchent pour me demander si je suis prêt. D’un pas décidé, je mime un oui de la tête.

Après l’installation des plots pour délimiter le terrain de quidditch, ainsi que des anneaux, l’échauffement commence. Petites courses, talons-fesses, étirement des poignées, du cou … Bref, une mise en route semblable à un entraînement de football. Il est temps de commencer les petits jeux avant de passer au match. Je reste attentif aux explications de l’entraîneur Maxime, et rejoins l’équipe des Serdaigles.

J’enfourche mon balai, qui n’est pas volant à mon grand regret. Puis je me mets à l’un des quatre coins du terrain en attendant le “brooms up” (NB : le top départ) pour se ruer sur l’un des ballons placés au milieu. Dans ce mini-jeu, ce sont trois cognards (pour éliminer les adversaires) et un souafle (ici pour se protéger) qui peuvent être saisis par les différents joueurs. Je me prête au jeu et tente à tout prix de saisir un cognard pour éliminer tous les adversaires. Au début, je perds dans les premiers. Mais petit à petit, pris par l’enjeu, c’est moi qui élimine le reste des joueurs sauf Hélène, batteuse des Copper Foxes, un peu trop forte.

Hélène Simonetta (au premier plan) fait bien partie de l’équipe des Serdaigles (© Thomas Bernier)

Quelques allers-retours pour la forme

Le temps d’une pause fraîcheur, c’est l’heure du match, à 3 contre 3 ici, faute d’un nombre suffisant de joueurs. Pour les compétitions, les Copper Foxes se réunissent avec un autre club de la région. Avant de rentrer sur le terrain, j’essaye d’assimiler tous les postes en attaque et en défense. Je serai gardien quand nous devrons défendre et poursuiveur (ils se passent le souafle pour marquer 10 points dans l’un des trois anneaux adverses) quand nous irons vers l’avant. Je dois également éviter le batteur adverse qui n’a qu’une obsession, me toucher avec le cognard pour m’éliminer provisoirement. Si tel est le cas, je dois retourner toucher un de mes anneaux pour pouvoir revenir en jeu.

Cinq allers-retours plus tard, donc, le temps de savoir éviter le batteur d’en face, je commence à comprendre la technique et marque une fois, puis deux. Ce sont 20 points pour Serdaigle ! Les Gryffondors commencent à trembler. À ce moment, nous changeons de poste avec mes coéquipiers, je suis désormais le batteur. L’objectif ? Éliminer le maximum de personnes pour permettre à mon équipe de se frayer un chemin. Ce rôle n’était pas d’une grande réussite, au départ, puisque mon adversaire direct, âgé de seulement 6 ans, était plus vif que moi. Je ne baisse pas les bras et reprends le dessus en visant toute l’équipe adverse. Il devient alors plus facile de marquer à 3 contre 1… À la fin, c’est avec bonheur que je constate la victoire des Serdaigles devant les Gryffondors.

Le seul regret ? Ne pas avoir eu la chance de jouer le vif d’or pour me retrouver avec une balle de tennis accrochée au pantalon. Le temps de ranger tous les anneaux et les plots, c’est le moment de revenir à un mode de transport plus terrestre : la marche à pied.

Contact pour s’inscrire : Hélène Simonetta au 06 30 61 22 19 ou quidditchmetz@gmail.com

Téva Vermel