Après trois ans d’études à l’ESSTIN (Ecole Supérieure des Sciences et Technologies de l’Ingénieur de Nancy), Marion avait besoin de changer d’environnement et de “faire un break”. Pour un dépaysement total garanti, direction le Grand Nord ! Grâce au programme ERASMUS, elle fréquente maintenant l’Université de Luleå en Suède. “Je désirais découvrir de beaux paysages, des animaux typiques du pays, une culture et un climat différents.”

“En Suède, j’ai découvert la passion du hockey.”

La Suède, c’est beaucoup de neige et des températures basses, voire très basses. Pour une Lorraine, la transition n’a pas dû être évidente ?

Non, je n’ai pas ressenti de quelconque difficulté, même s’il y a très peu de soleil par jour en novembre. Décembre peut être perturbant (seulement 3 heures de lumière par jour) mais on s’y habitue très vite comme cela arrive petit à petit. Pour ce qui est des températures, voir s’afficher -30°C, ça fait un choc ! Mais il suffit de plusieurs couches de vêtements et il n’y a aucun souci. En plus, les températures ne restent pas très basses plusieurs jours de suite, elles remontent souvent à -15°C.  Bizarrement, je me retrouve à penser qu’il ne fait pas si froid ces jours-là. Quand il fait froid à Luleå, il n’y a pas de vent, c’est un froid sec. On a moins froid que s’il faisait -7°C à Nancy avec du vent.

On s’imagine qu’il y a un certain nombre de différences avec la France mais à quel point ?

Au niveau du paysage, il y a beaucoup plus de forêts, de lacs, d’espaces naturels en général. Les Suédois sont très respectueux de l’environnement. Par exemple le premier jour où je suis arrivée dans mon logement étudiant, j’ai découvert huit poubelles, chacune avec sa petite étiquette décrivant ce que l’on devait y mettre.

Les grands changements évidemment, ce sont les températures et la neige pendant plusieurs mois. En France, je ne serais jamais sortie en vélo par -30°C mais à Luleå, je le fais sans aucun souci. Les Suédois n’ont pas peur du ridicule ! Ils mettent ce qu’il faut pour « survivre » tandis qu’en France, il faut rester à la mode. Je pense que c’est pour ça que l’on a si froid avec des températures moins extrêmes.

La bataille de boule de neige comme un sport

Dans un climat si polaire, quelles activités peux-tu pratiquer ici et pas en France ?

En Suède, j’ai découvert la passion du hockey.  Ici, c’est le sport national. Plusieurs patinoires sont à disposition gratuitement. Avant, je n’aurais pas imaginé patiner sur un lac gelé ou encore mieux la mer ! En hiver, elle devient un grand terrain de jeu : patinage, motoneige ou encore promenade pour les chiens. Il y a même une route ouverte aux voitures. Il existe d’autres activités typiques comme faire un tour sur un brise-glace, une promenade en chien de traîneau, pratiquer la bataille de boule de neige comme un sport (“yukigassen” d’origine japonaise), de la pêche sur glace, construire un igloo et dormir dedans !

Pour ce qui est de la vie pratique, qu’est-ce qui change ?

J’ai remarqué que toutes les voitures avaient des pneus cloutés, éléments indispensables à partir de novembre. Pour réchauffer les moteurs, sur tous les parkings on voit des petits boîtiers électriques pour y brancher les véhicules avant de démarrer. Pour certaines personnes, il peut être nécessaire de prendre un complément en vitamines durant l’hiver à cause du peu d’exposition au soleil.

Quel climat préfères-tu ? Français ou suédois ? 

Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients ! Dans le nord de la Suède, l’hiver est trop long : il y a des températures négatives de novembre à avril. Cela permet de faire des activités qui sortent de l’ordinaire. L’été est plutôt agréable car les températures moyennes sont de 18°C. En France, les températures sont moins extrêmes et les heures de soleil par jour sont plus constantes, ce qui est plutôt plaisant. Je pense que passer une année en Suède est suffisant. Je préférerais retrouver le climat français tout de même.

Retournez à l’article principal.