C’est un sport pas comme les autres. Armés de crosses d’une trentaine de centimètres, douze individus palmés se disputent au fond d’une piscine un palet de plus d’un kilo. Dans ce sens, le hockey subaquatique ressemble pourtant à beaucoup de sports collectifs, le but étant de se faire des passes pour amener un objet dans le but adverse. La différence majeure, c’est probablement que les protagonistes doivent effectuer des allers-retours incessants entre le terrain de jeu et la surface. Le jeu se déroule en deux mi-temps de quinze minutes, sous la vigilance de trois arbitres : deux sous l’eau et un en surface, communiquant par un langage gestuel codifié.

Un sport physique, mais pas que

Le jeu a été inventé par les Anglais, qui ont commencé à jouer avec de vraies crosses de hockey et toute la combinaison du plongeur – bouteille d’oxygène comprise. Il a ensuite lentement évolué et les joueurs ne sont plus équipés que d’un tuba. Ils font alors de “l’apnée dynamique”.

La capacité respiratoire est bien évidemment mise à l’épreuve, mais les blessures les plus récurrentes se situent au niveau des poignets. Les tympans souffrent également de la profondeur qui peut atteindre 3,65 mètres.

Le hockey subaquatique se joue donc dans les muscles et les poumons, mais aussi dans la tête. Les novices doivent apprendre à dépasser les limites de leur organisme : “quand le cerveau envoie l’alerte pour vous faire remonter à la surface, il lui reste en réalité 30% d’oxygène. Les joueurs apprennent donc à dépasser cette limite pour rester une à deux secondes de plus au fond. C’est largement assez pour réaliser une action décisive ou mettre ses coéquipiers en bonne position”, nous explique Stéphane Schweiser, initiateur de hockey subaquatique au club de Nancy.

La France, ce gros poisson

Dans les divisions inférieures, les équipes sont mixtes, ce qui permet à de nombreux clubs de pouvoir monter une équipe. Ce sport est en effet méconnu en France, avec environ 5000 licenciés (400 fois moins que le football), répartis dans plus de 100 clubs. Difficile de déplacer les foules quand il faut rester sous l’eau pour profiter d’un match en direct. Et pourtant, l’Hexagone est une place forte sur le plan mondial : en 1998, pendant que Zidane et compagnie défilaient sur les Champs-Élysées, les Bleus remportaient aux États-Unis leur premier titre de champions du monde, avant de récidiver en 2008. Sur les huit derniers Mondiaux, la France est montée sept fois sur le podium. Femmes et hommes ont chacun remporté cinq titres continentaux, et ont toujours terminé sur le podium du championnat d’Europe depuis sa création en 1985.

Si le hockey subaquatique est bel et bien un O.A.N.I. (Objet Aquatique Non-Identifié) dans le paysage sportif, il n’est pourtant pas esseulé : alors que le hockey peut aussi se jouer sous glace, le rugby subaquatique – qui ne partage que très peu d’aspect avec son homonyme terrestre – réunit déjà plus de 4 000 adeptes dans l’Hexagone.

Quelques repères :

  • Création du  championnat de France en 1982.
  • La France est championne du monde  en 1998 et en 2008 (hommes). 7 podiums sur les 8 derniers Mondiaux (H).
  • La France a été 5 fois championne d’Europe avec l’équipe féminine et 5 fois championne d’Europe avec l’équipe masculine.
  • Toujours sur le podium H&F depuis la création du championnat d’Europe.
  • Environ 5000 licenciés.
  • Le club de Nancy est le seul club en Lorraine.

Les images de l’entrainement du club de Nancy :

Retrouvez plus de vidéos sur la chaine Dailymotion du club.

 

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Liens : le site officiel du club de Hockey subaquatique de Nancy.