Ce jeudi 24 septembre 2009 à Metz, la fine fleur du journalisme messin s’est réunie pour le grand retour des petits déjeuners du Club de la Presse et de la Communication de Metz-Lorraine. Le sanctuaire des journaleux mosellans se trouve Place de la Comédie, à deux pas de l’opéra.

Il est 8h30. A peine arrivés, Blandine Henry, déléguée générale, vient à la rencontre des convives. Affairée, elle n’a pas le temps d’échanger ne serait-ce que des banalités avec ses interlocuteurs. Ce n’est que partie remise.

L’éclairage de la petite salle est léger, pas du tout ce à quoi pourrait s’attendre le journaliste novice ou le quidam messin. Belle attention ceci dit pour ceux nombreux ce matin-là qui n’avaient pas vraiment l’air du matin !

Au centre de la pièce, on distingue à peine la pancarte du club de la presse, devant laquelle se trouve pourtant le ring/table des deux intervenants principaux de la matinée . Ces deux solides boxeurs ne sont autre que Jean-Pierre Jager, directeur et responsable de la Rédaction du journal “La Semaine”, dans le coin droit ; Laurent Henart, député de Meurthe et Moselle, candidat UMP aux élections régionales, dans le coin gauche. Néanmoins, cette entrevue reste un petit-déjeuner. Les deux hommes restent polis et respectueux l’un envers l’autre, s’envoyant quelques crochets tout au plus, pas d’uppercuts au programme.

Les spectateurs quant à eux sont légion, et l’on a ici un aperçu assez sympathique de la diversité du milieu journalistique et affilié. Il y a les patriarches de la profession, tels Alain Thon, présent au club depuis sa formation (“Je suis là pour les infos de début d’année, et puis j’ai aussi de charmantes voisines!”), ou le sympathique Richard Haffner, autre pilier et homme-casquette (chambre professionnelle des agents d’assurance, président du SMEC omnisports délégué aux affaires extérieures entre autres), ainsi que des retraités du Républicain Lorrain curieux de l’évolution des opérations. Les jeunes aussi sont présents, mais se font plus discrets et moins volubiles. On trouve également et c’est bien normal vu l’ordre du jour des acteurs importants de la ville : Monique Malnoury, élue de la ville de Metz sous Rausch entre 95 et 2001 et présidente de Metz-congrès (“Je suis là par curiosité professionnelle”). Carole Erard, chef de projet grands évènements, est occupée et préfère laisser sa carte que ses impressions. Elle a l’air occupée et on la comprend : le projet dont elle s’occupe n’est autre que le Centre Pompidou ! Jérôme Bergerot, chargé des relations presse de l’open de Moselle 2009, passe mais en coup de vent : “J’ai beaucoup de travail, vous comprenez. Monfils rentre aujourd’hui”.

Marie-Jo Zimmermann, la Roselyne Bachelot mosellane, arrive en retard, accueillie avec tous les égards qui lui sont dus. Elle revient d’une interview à RTL, l’air un peu fatiguée, ou à cran qui sait ?

Dans l’entourage de Laurent Hénart, il y a David Duffour, « aide de campagne logistique » de Laurent Henart. Il s’occupe du bon déroulement de ses déplacements, des activités militantes. David cultive la discrétion. Ceci dit il répond avec sourire et flegme à mes questions, posées en aparté à la fin de la conférence. Pour lui, la région souffre d’un déficit d’image et Laurent Henart en serait le remède idéal. “Quand les gens pensent à la Lorraine, ils pensent à des gens accueillants et généreux, mais ils n’ont pas pour autant envie de venir y poser leurs valises. Un peu comme le Nord il y a peu. Pourtant, nous sommes à un carrefour stratégique de l’Europe, mais nous n’avons aucune visibilité !” Un homme jeune comme son patron, simple et affable, qui défend becs et ongles son candidat. “Laurent Hénart apporterait une image jeune à la région !”. Là encore, difficile pour le journaliste encore novice de distinguer la frontière, de plus en plus ténue dans le monde politique, entre le communicant et le politique.

Au club de la presse, chaque participant, jeune ou moins jeune, est ici avec la même passion du métier en bandoulière. Même si certains visages sont marqués par la fatigue, c’est une nouvelle année qui commence pour les convives. Avec une joie et une impatience unanimes.