Alternative au job étudiant, le service civique a attiré plus de 33 000 jeunes de 16 à 25 ans en 2013. Aurélie Mantyk et Benjamin Cabaret, respectivement en mission depuis juillet et septembre racontent comment ils vivent leur expérience. Pour eux, volontariat, engagement et investissement semblent être les maîtres mots.

Où faites-vous votre service civique ?

Aurélie Mantyk : Je le fais dans l’association CRI-BIJ  qui s’occupe de donner des informations aux gens sur le monde associatif, la santé, la justice… On accompagne aussi les personnes dans leurs recherches d’activités.

Benjamin Cabaret : J’ai choisi Zikamine, une association culturelle, qui tient une web radio. Elle s’occupe aussi d’organiser le festival Zikametz et de faire connaître des groupes de musique émergents.

Comment avez-vous connu cet organisme ?

A. M. : J’ai rencontré par hasard la directrice du CRI-BIJ lors d’un reportage sur le service civique justement. Comme j’étais dans des études de communication, elle s’est dit que ça pouvait m’intéresser et elle me l’a proposée. De mon côté je n’avais jamais été dans une association, mais j’ai toujours été intéressée pour le faire. Je manquais beaucoup d’informations.

B. C. : J’avais un ami en L3 qui a fait son service civique à Zikamine , je me suis renseigné et c’était une occasion de booster mon CV. Pendant l’été, j’étais à RCF Jérico et c’est en cherchant des invités en lien avec Metz-plage que j’ai rencontré la coordinatrice de l’association. Après c’est allé très vite !

Quelles missions ?

A. M. : Le gros de mon activité, c’est la tenue d’un blog où je publie régulièrement des interviews de jeunes engagés. C’est pour faire connaître leurs activités dans le milieu associatif. Sinon je fais aussi un peu de communication pour CRI-BIJ et j’ai pu faire des quizz pour Etudiant dans ma ville par exemple.

B. C. : J’alimente la web radio. J’ai récemment fait la couverture de l’inauguration de la BAM (Boîte à musique) à Metz. Pour l’occasion, j’ai dû entrer en contact avec des chargés de communication, des artistes et m’occuper de l’installation de tout le matériel

Qu’est-ce que vous apporte le service civique ?

A. M. : J’apprends à être plus sûre de moi, à avoir l’esprit d’initiative et être ouverte aux autres. Comme je publie mes interviews sur le blog, ça me permet aussi de garder un lien avec ce que je veux faire vraiment, à savoir le journalisme. En plus, grâce à mon nombre d’heures, je peux réviser pour les concours que j’aimerais passer l’année prochaine.

B. C. : C’est une occasion énorme d’approfondir mes compétences en radio. En plus, j’ai débuté sur le hertzien, et passer cette fois au web est une chance. Par contre, c’est difficile de concilier mon master art et culture avec cette activité. En ce moment, j’organise un festival, je suis au maximum en terme d’horaires. Je trouve ça inadmissible qu’on ne soit pas payé en heures supplémentaires. Je ne blâme pas les associations mais l’État qui a mis ce truc en place.

Quel bilan de ces premiers mois de service civique ?

A. M.  : C’est quelque chose de différent, c’est mieux qu’un job étudiant ordinaire. J’encourage les gens à s’engager, on s’ouvre aux autres et on les aide. Le but du service civique c’est ça aussi.

B. C. : J’aime la culture, j’aime le journalisme et mon service civique à Zikamine me permet de combiner les deux. Je voudrais travailler dans la radio et ces six mois me serviront, c’est sûr.

[toggle title=”Quelques précisions sur le service civique”]Créé en 2010, le service civique est avant tout un engagement volontaire qui permet aux jeunes entre 16 et 25 ans de baigner dans le monde associatif. On ne parle pourtant pas de bénévolat mais bien d’une initiative indémnisée à 573 euros net par mois. Le service civique peut s’étendre sur une période de 6 à 12 mois et peut être réalisé en France ou à l’étranger.  Dans les critères de sélection, seuls comptent la nationalité française, l’âge et la motivation.

Dans le choix des organismes, les volontaires peuvent faire leur service dans 9 grands domaines détaillés ci-dessous.[/toggle]