Le 3 octobre 2024, la cour d’appel de Metz s’est métamorphosée en scène d’investigation lors de la Nuit du Droit. Étudiants, professionnels du droit et passionnés de mystère se sont retrouvés pour résoudre un meurtre fictif. Entre Cluedo grandeur nature, exploration des coulisses de la justice et ambiance digne d’Agatha Christie, la soirée a séduit un public venu nombreux.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et festive, une cinquantaine de participants franchissent les portes imposantes du palais de justice de Metz. Ce soir, ils ne sont pas là pour assister à une audience, mais pour prendre part à une soirée meurtrière inédite digne des meilleurs polars.

Une Murder party immersive dans les arcanes de la justice

Le palais de justice, imposant et austère en temps normal, prend des allures de labyrinthe inquiétant. Chaque salle – des délibérations à la bibliothèque, en passant par la cour d’assises – contenait des indices cruciaux pour résoudre l’affaire. Accompagnée d’un étudiant en droit faisant parti de l’ASSED*, chaque équipe passait toutes les sept minutes de salle en salle pour examiner les preuves, questionner les personnages et échafauder leurs théories. Leur mission : résoudre le meurtre d’Alexandre, un témoin retrouvé mort au beau milieu d’une suspension d’audience et prouver l’innocence de Yaelle, la sœur du défunt, accusée à tort.

Trois suspects mais un seul coupable

Les trois suspects, bien choisis pour brouiller les pistes, étaient interprétés avec brio par des comédiens de la troupe Tapage Nocturne. Parmi eux, Émilie, greffière devenue juge, Claude, un témoin suspect, et Camille, un avocat mystérieux, se disputaient le titre de coupable aux yeux des enquêteurs d’un soir.

« Ce n’est pas tous les jours que l’on peut mener une enquête au tribunal ! »

Si la Murder party était avant tout ludique, elle demandait néanmoins une bonne dose de réflexion et une solide mémoire. Les participants ont dû se montrer méthodiques pour élucider le mystère, « Ce n’est pas facile mais ce n’est pas tous les jours que l’on peut mener une enquête au tribunal, alors je me donne à fond ! », s’amuse une étudiante en deuxième année de droit. Cette édition 2024 a également attiré des habitués de l’événement. « Cela fait cinq ans que j’y participe, c’est la première fois que je viens à Metz. Ici, c’est très immersif », raconte une participante.

La vérité éclate

Après une heure d’investigation intense, le rideau tombe dans la bibliothèque du palais. Les enquêteurs en herbe dévoilent leurs conclusions, et l’identité du coupable est enfin révélée, sous les applaudissements et les exclamations des équipes. « La Nuit du Droit est une occasion unique de faire tomber les barrières entre le public et les professionnels du droit. C’est un moment d’échange, mais aussi de divertissement. » souligne Adèle Esseger, l’actrices qui a joué le rôle d’Emilie pendant la soirée. En effet, cet événement culturel n’est pas un simple jeu, depuis 2017, il prouve l’importance de rendre la justice accessible et compréhensible pour tous. Et pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’y participer, la Nuit du Droit reviendra l’année prochaine avec de nouvelles surprises.

*Association des étudiants en Droit, Economie et AES de Metz

Manon Dehus