Le gouvernement alimente une base de données ouverte et consultable par tous. Celle-ci sert principalement à archiver des données concernant aussi bien l’économie et l’emploi, que la culture. Tous les ministères doivent donc la remplir fréquemment afin que nous citoyens, puissions comprendre les dépenses de l’Etat. Le ministère de la culture se voit par conséquent, dans l’obligation de fournir les chiffres des aides qu’il procure aux titres de presse. Ceux-ci soulignent une différence notable entre les types de titres de presse. Pourquoi ? Quels sont ceux qui perçoivent le plus d’aides par l’Etat?

Selon les données du gouvernement, dix titres de presse se démarquent en termes des aides qu’ils perçoivent. Pour la plupart, ils reçoivent des aides directes, celles-ci ne sont pas modifiées en route et concernent un domaine en particulier. Dix titres de presse sortent du lot, six médias nationaux et quatre médias locaux ou régionaux. Visiblement, les médias nationaux sont plus nombreux à percevoir des aides importantes de la part de l’Etat. Néanmoins, Ouest-France, quotidien régional est premier au classement des titres de presse les plus financés, il surpasse même des quotidiens tels que Le Monde et Libération en ayant perçu près de 6 millions d’euros d’aides directes en 2016.

 

Aides directes, indirectes, quelles différences ?

Une distinction existe entre les aides directes que reçoivent les titres de presse et les aides indirectes. Les aides indirectes prennent souvent la forme de fonds, de tarifs préférentiels ou bien encore d’avantages fiscaux. La plupart du temps, les médias concernés doivent en faire la demande et adopter un comportement actif. Tandis que les aides directes sont automatiquement reversées aux titres de presse concernés et disposent d’un objectif et d’un domaine précis. Par exemple, l’aide au pluralisme vise à maintenir la presse périodique régionale et locale. Elle permet, entre autre, aux médias locaux ou régionaux de pouvoir concurrencer la presse nationale et de limiter les difficultés financières auxquelles ils sont susceptible de faire face. Sur le site du gouvernement, il est indiqué que « le maintien de la presse régionale d’information politique et générale est indispensable au pluralisme de l’expression et à la cohésion du tissu économique et social ». C’est donc une politique voulue et assumée. En ce qui concerne les médias nationaux ils touchent d’autres aides directes, l’aide au portage, le FSDP (fonds stratégique pour le développement de la presse) et la bourse d’émergence. Le Figaro, quotidien national, reçoit principalement deux aides directes qui correspondent à un total de 2 millions d’euros. Ces aides sont composées de l’aide au portage qui consiste à soutenir les hebdomadaires d’information politique et générale et du FSDP.

Le pourcentage des aides directes

Un constat s’impose, le pourcentage des aides directes perçues par les dix titres de presse les plus soutenus financièrement par l’Etat est important. Pour Ouest-France, plus grand bénéficiaire, les aides étatiques sont exclusivement directes. Plus généralement, pour les titres de presse locaux ou régionaux, les aides directes composent un pourcentage important des aides perçues. On remarque également que ce pourcentage est notable pour les médias nationaux, pour le quotidien Libération par exemple, sur 6 millions d’euros d’aides perçues, près de 5 millions proviennent des aides directes.

Noujoud Rejbi