À Metz l’UGOLF met en place une stratégie pour rajeunir son public. Installé au
Technopole, le club multiplie depuis quelques années les journées d’initiation
ouvertes à tous. L’objectif est de séduire une nouvelle génération de pratiquants
et casser la réputation élitiste qui colle à ce sport.

“Mettre tous les Français au golf” .

L’UGOLF est un réseau qui gère plus d’une centaine de club de golf en France se
plaçant parmi le top 5 des opérateurs mondiaux. Le club de Metz a été créé par la ville et le
maire Jean-Marie Rausch en 1990. Il a toujours été pensé comme étant un club ouvert à
tous, contrairement aux autres clubs de golf mis en place et géré par la municipalité de l’époque. Dès l’ouverture, le club s’est distingué par son accueil chaleureux des Messins, cherchant à rendre le golf plus
accessible à un public plus large et varié. Mathieu Romano, son directeur, souligne l’ambition du groupe : “ L’objectif du UGOLF est de mettre tous les Français dans ce sport exceptionnel.” Cette vision dépasse le simple cadre local et s’inscrit dans une volonté nationale de démocratiser la pratique du golf tout en restant fidèle aux valeurs du club de Metz.

Des initiatives concrètes.

Depuis plus de deux décennies, des journées d’initiation sont organisées. Ouverte à
tous, sans distinction d’âge ou de sexe, chaque session dure environ deux heures. “Nous
voulons rendre ce moment passé au golf le plus sympa possible”, affirme le directeur.

Concrètement, ces initiations commencent par un échauffement, suivi d’une première
approche technique, avant d’aller sur le parcours. L’idée est simple : donner aux participants
le moyen de réussir leurs premiers coups et de ressentir immédiatement les sensations et
les émotions que procure ce sport britannique.
Ces premiers rendez-vous, permettent aussi de déconstruire certains clichés. Longtemps
considéré comme un sport réservé à une élite ou comme une reconversion pour d’anciens
sportifs (par exemple d’ex-tennismen en fin de carrière, ) l’UGOLF attire désormais un
public plus jeune et diversifié. Le club insiste : “chaque nouveau repart avec une image
différente, souvent plus positive.“
Au-delà de l’apprentissage technique, ces journées transmettent des valeurs fortes. “Le
respect du parcours et des autres joueurs, ce que l’on appelle l’étiquette centrale” assure
Mathieu Romano. À cela s’y ajoute une dimension écologique, le fait de jouer à l’extérieur
implique une relation particulière avec la nature elle-même.
Enfin, l’initiation crée un effet boule de neige. “Chaque initiation devient une porte d’entrée
vers une meilleure image du golf. ”, précise le directeur. Un participant en parle à son
entourage créant un bouche-à-oreille positif.

Les jeunes changent l’image du golf.

Lors de la journée d’initiation du 13 septembre, douze participants se sont retrouvés sur
le parcours. Principalement des étudiants, mais avec quelques trentenaires et
quadragénaires, beaucoup sont venus en groupe attiré par la gratuité de l’activité et la
promesse de découvrir un sport souvent jugé inaccessible.
Pour Nathan, étudiant messin c’était déjà la deuxième initiation. “Avant ça, ma seule notion
de golf, c’était le mot golf” confie-t-il. C’est un ami qui l’avait incité à participer l’an dernier et
cette fois-ci, il a décidé de venir avec ses amis pour profiter de l’expérience.
Flavie aussi étudiante en journalisme, découvrait le golf pour la première fois. Elle explique
avoir été surprise par l’effort physique que requiert ce sport. “Au départ, j’avais l’idée que le
golf n’était pas du tout une activité physique, mais j’ai découvert que l’on marche
énormément, que c’est assez technique et que ça demande de la précision et de l’énergie”
raconte-t-elle.
Les stéréotypes sur le golf persistent encore, notamment dans celui d’un sport uniquement
réservé aux riches et aux personnes âgées. “J’avais un peu ce cliché au départ”
reconnaissent les deux étudiants. Mais selon Flavie, les journées d’initiation permettent de
donner une image plus jeune et plus accessible du golf. “Ça peut être une activité sympa,
pour ne pas mourir bête, il faut tout tester dans la vie, si un jeune garçon dans la rue me
disait que le golf est nul, je lui conseillerais de tester” affirme-t-elle.
Pour tous les participants, l’expérience reste positive. L’encadrement qualifié permet de
s’amuser dès les premières balles : “ C’est fun, tu t’amuses à tirer loin, tu testes des trucs

parfois, tu réussis parfois, tu rates. Dès le début, on s’est rendu compte que ce n’était pas
aussi facile que ça en a l’air, mais à la fin on a même bu un verre” raconte Nathan.
Pour autant, le coût reste un frein pour certains. “On nous a parlé des tarifs à la fin” note tout
de même Flavie. En effet pour les étudiants, ce n’est pas toujours abordable malgré les
efforts du club, il faut quand même avoir un portefeuille et les moyens.