Plusieurs restaurateurs ont adhéré à un label créé à l’initiative de la Jeune Chambre économique de Metz. L’idée ? Rendre accessibles les menus aux aveugles et déficients visuels grâce à un enregistrement audio.
Se faire réciter d’une seule voix les menus et différents plats d’un restaurant, c’est désormais possible à Metz. Un réel progrès, à destination des aveugles et personnes avec des troubles de la vision.
Le label « carte sonore » est porté par la Jeune chambre économique française (JCE) et a été repris au niveau local par l’association messine. La JCE de Metz a même décidé d’aller plus loin en utilisant un système de QR code et non pas un simple dictaphone. Une décision prise suite à des discussions avec la Fédération des aveugles Alsace Lorraine Grand Est et l’association des auxiliaires et aveugles de Moselle, nous explique Didier Colin, vice-président de la JCE de Metz.
“C’était intéressant de travailler avec elles. En discutant avec la fédération et l’association, nous nous sommes dit : pourquoi pas essayer de faire évoluer cette idée.”
Concrètement, cela permet de rendre accessible les cartes des restaurateurs aux aveugles et déficients visuels grâce à un enregistrement audio des plats et dont l’écoute se fait directement sur le smartphone, grâce à la lecture d’un QR Code. Une manière pour l’association messine de répondre une problématique locale et “apporter un service complémentaire”.
« J’espère qu’ils aiment l’idée d’être pionniers »
Lorsque la Jeune chambre économique est allée démarcher les restaurateurs, elle s’est heurtée à plusieurs refus. “Certains professionnels sont plus ou moins sensibles à la question. Ça montre une certaine ouverture d’esprit.” Il y a aussi des refus pour des raisons pratiques, avec des réflexions comme celle-ci : « si je change ma carte, je suis obligé de changer l’enregistrement…”
“L’objectif était de montrer que c’est possible, qu’il y a une vraie équation entre la demande et le marché”
L’association assume que ce dispositif pourrait être amélioré, et espère que d’autres s’empareront de ce projet. Elle a d’ailleurs également en tête l’idée de faire évoluer la carte à destination des personnes non francophones « avec des versions audio en anglais et en allemand par exemple”. Une manière de ne pas se focaliser uniquement sur le handicap mais d’en faire un outil unique et utile au plus grand nombre.
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