Article et reportage réalisés par Kim Minet et Romane Mugnier.

A l’occasion de la journée mondiale du SIDA, le 1er Décembre, les centres de recherches font un point sur l’avancée des connaissances. De nouvelles données ont été publiées et ce fut l’occasion pour les étudiantes du Master Psychologie de l’Université de Metz de réaliser une campagne de prévention, dans le cadre de la journée SIDAction, au sein du centre commercial de Thionville.

Le reportage réalisé à Thionville :

 

Le SIDA : Ce qu’il faut savoir.

SIDA et VIH

Le terme VIH signifie “Virus de l’Immunodéficience Humaine”. Le virus détruit progressivement les défenses de l’organisme contre les microbes. Des maladies dites “maladies opportunistes” car elles profitent de cet état de faiblesse, peuvent se développer. Lorsqu’une personne a une ou plusieurs maladies de ce type on dit qu’elle a le SIDA (Syndrome d’Immuno Déficience Acquise).

Toutes les personnes infectées par le VIH n’ont donc pas le SIDA.

Le dépistage

Il existe plusieurs moyens de se faire dépister. Le premier est d’en parler à son médecin, ou de rendre dans son centre de dépistage le plus proche. Le second est d’utiliser des auto-test de dépistage. Une vidéo est disponible sur le site de Sida Info Service, pour le réaliser correctement. Mais il n’est pas 100% fiable. Des délais sont à respecter après la prise de risque, et le test peut ne pas être réalisé dans de bonnes conditions. Il faut donc toujours se référer à son médecin si la prise de risque est grande.

Le test doit se faire plus de six semaines après une prise de risque pour être fiable. Pour toute question supplémentaire, Sida Info Service répond à toutes les interrogations.

Et sinon, il y a TUP, l’application qui permet de localiser autour de vous les points de vente de préservatifs.

Accepter la séropositivité et ceux qui vivent quotidiennement avec

Pour le dirigeant de l’association Aides en Moselle, Jean-Luc Ferry,  il reste encore beaucoup de communication à faire autour du VIH et du SIDA. Le 1er décembre permets chaque année de faire une piqure de rappel concernant la prévention. C’est aussi l’occasion de relancer le débat autour de la “sérophobie” qui fait aujourd’hui encore, de la vie des personnes séropositives, un combat quotidien.

Pendant notre tournage, nous avons ressenti cette “sérophobie” dénoncée par Jean-Luc Ferry. La plupart des gens que nous souhaitions interviewer ont refusé d’apparaître à l’écran. C’est tabou, encore aujourd’hui. Des jeunes ont ri, gênés, en voyant nos caméras “je veux pas qu’on me voit sur un film qui parle du SIDA”. Une dame ramasse de nombreux prospectus et nous explique “ils sont pour mes élèves. Mais je suis professeur dans le privé, je ne veux pas qu’on voit mon visage car ils refusent qu’on fasse de la prévention ou qu’on parle de ça en cours”. 

 

Deux films pour appréhender le SIDA

Dallas Buyers Club

Construit à partir d’une histoire réelle, et porté par l’acteur Matthew Mconaughey, Dallas Buyers Club raconte l’histoire d’un champion de rodéo qui apprend sa séropositivité et sa mort imminente. Résolu à se faire soigner, il va chercher, au marché noir des médicaments qui n’ont pas encore été testés, et qui sont contraires à la réglementation américaine. Le personne principal rencontre les difficultés du tabou, et apprend la tolérance. Une histoire bouleversante.

 

The Normal Heart

Film adapté d’une pièce de théâtre, il nous plonge dans le quotidien de la communauté gay des années 1980. A cette époque, le fléau qui déchire cette génération ne porte pas encore le nom de SIDA, mais il tue des milliers de personnes à travers les Etats-Unis. Appelée “gay cancer”, l’épidémie se propage sans que le gouvernement ne daigne s’y intéresser. De très nombreux homosexuels meurent dans l’indifférence générale. C’est un combat pour la reconnaissance du SIDA que mène Ned tout au long de ce long-métrage.  Émouvant, bouleversant, troublant, le film est porté par les performances sensationnelles de Julia Roberts, Matthew Bommer et Mark Ruffalo. L’occasion d’en apprendre davantage sur le long processus de reconnaissance du SIDA.