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Raymond Frantzke, chef de centre: « Nous avons doublé les structures ! »


Ambiance électrique mercredi au Palais des Sports de Metz où est aménagé depuis le 12 novembre un centre de vaccination contre la grippe A/H1N1. Après un début de campagne poussif, le rythme s’est accéléré. L’organisation est dépassée.

Il est déjà loin le temps où médecins et infirmières papotaient gentiment autour d’un café en attendant les candidats à la piqûre dans le bras. Le chef de centre avait alors tout son temps pour vous expliquer au cours d’ une petite visite personnalisée que la préfecture avait « prévu large. » En cas d’afflux massif et soudain de la population, une deuxième aile du centre pouvait se déployer et devenir opérationnelle en deux temps trois mouvements. « Les centres sont prêts à recevoir beaucoup plus » avançait-il le samedi 14 novembre. Même endroit sept jours plus tard, l’enceinte sportive est prise d’assaut sans que personne n’ait vraiment prévu cette montée en puissance.

 

Du flop à la fièvre

 

Mercredi 25 novembre, retour sur le théâtre des opérations pour tenter de comprendre comment le dispositif s’est emballé. Une chaleur étouffante vous saisit d’emblée à la gorge, l’agent de sécurité sue à grosses gouttes et met un certain temps à localiser le chef de centre que nous demandons à rencontrer. Aussi inaccessible qu’une star, Raymond Frantzke est sous tension. Sous le feu des projecteurs, il ne sait plus où donner de la tête : « Vous voulez dix minutes ? Je n’en ai que cinq à vous consacrer. » Une infirmière interrompt finalement l’entretien au bout de deux minutes. Le patron s’éclipse, il ne sortira plus de son bureau où s’improvise une réunion de crise.

 

De la cohue au chaos

 

Autour de nous, la chaleur, les files d’attente, les cris d’enfants. Une heure d’attente pour les mieux lotis, cinq heures pour les moins vernis : tout est question de priorités, ce jour-là. Les candidats nantis du précieux sésame – le bon de vaccination de la CPAM – sont récompensés par une attente plus longue, tandis que les personnes sans bon – moins nombreuses – grillent toutes les priorités. Comble du chaos : leur file se confond avec celle des « prioritaires » ( femmes enceintes, enfants, handicapés ). Les noms d’oiseaux commencent à fuser, la machine se grippe, les responsables sont débordés.

 

Raymond Frantzke, chef de centre de vaccination du Palais des sports Saint-Symphorien :

Informations complémentaires :

Dès samedi prochain, les personnes qui se présenteront sans bon de vaccination se verront refuser le droit au vaccin. Les horaires d’ouverture seront aussi élargis pour diminuer la cohue : le complexe Saint-Symphorien ouvrira les lundis,mardis et jeudis de 14 heures à 18 heures, le vendredi de 14 heures à 20 heures, les mercredis et samedis de 8 heures à 20 heures. Enfin, un nouveau centre de vaccination devrait ouvrir rue d’Asfeld le 5 décembre au plus tard.

 

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