Le 14 février 2026, à l’Arobase (Metz), un atelier d’initiation au doublage était ouvert aux Messins. L’idée? Faire découvrir à chacun et de manière ludique comment le doublage de nos films préférés fonctionne : “C’est pour montrer que c’est un vrai métier, mais qu’on peut aussi le faire en s’amusant avec les technologies numériques d’aujourd’hui”explique Lucas Coszac, animateur de l’activité.

Pour lui, le doublage est une passion qu’il essaie de faire découvrir à travers cet atelier peu commun. Renouvelé chaque année, l’évènement rencontre du succès : ”normalement ça plaît énormément à chaque fois, c’est toujours très complet.” explique Lucas Coszac. L’Arobase, lieu messin visant à accompagner les personnes dans le numérique, dispose d’un petit studio, adapté et aménagé pour l’initiation au doublage. 

Réunis dans le petit studio, la quinzaine de participants se relaie au micro. Des parents, des enfants, et beaucoup de jeunes adultes. Dans la salle intimiste, un écran projette l’extrait du film à doubler, et le texte défile. Il faut du courage pour se lancer, mais la bienveillance est présente et la timidité est rapidement surmontée. 

Au micro, chacun essaie de faire de son mieux pour incarner le personnage choisi. Le texte de bande sonore défile vite, rendant le texte parfois illisible. “Ce n’est pas évident, ça va très vite et c’est flou.”, explique Lucas Coszac.  Il poursuit: “C’est beaucoup plus difficile pour les enfants,  parce qu’ils ont du mal un peu à jouer un rôle ou à se lâcher,  sachant qu’il faut lire très vite”

Une activité ludique qui soulève les enjeux autour de l’IA

À travers cette activité, Lucas Coszac voulait montrer aux participants que le doublage demande du travail et que c’est un véritable métier : “Quand on regarde un film qui est doublé en version française, on se dit que c’est naturel et que c’est simple à faire”, explique le médiateur. “D’ailleurs, beaucoup de personnes critiquent la VF alors qu’on est l’un des meilleurs pays pour le doublage !”, complète-t-il. 

Depuis quelques années, le domaine du doublage est menacé par le développement et l’usage abusif de l’IA, qui pourrait, à terme, remplacer les comédiens. En tant que passionné, ce sujet touche particulièrement Lucas Coszac : “Le problème c’est que l’on perd cette âme et cet esprit humain émotionnel, tout simplement”, s’inquiète-t-il. “Donc c’est vraiment important de partager cette passion dans un lieu comme une bibliothèque où l’on peut à la fois informer sur de la culture tout en montrant que faire vivre des émotions avec une voix, c’est impressionnant et dans un film ça fait toute la différence !”, confirme-t-il en montrant les extraits projetés au centre de la salle. 

Si l’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans l’univers du doublage, aucune technologie ne sera assez développée pour copier la passion et la satisfaction des passionnés qui donnent de leur voix. 

Célia Baumann et Mya Brout