Fruit d’une initiative lycéenne, le Parlement de la Salle recevait ce lundi 9 février François Braun, ancien ministre de la Santé et Dominique Peljak, le directeur général du CHR Metz-Thionville pour discuter des « défis de la santé en France ». Immersion au sein de la conférence.

Il est 12h19. Le sujet d’aujourd’hui porte sur la santé et ses défis en France. Pour débattre de ces enjeux, François Braun et Dominique Peljak ont été choisis par les lycéens. À leur arrivée, les invités du jour sont briefés par Arthur, l’initiateur de ce « parlement ». Il leur explique le déroulement de la conférence et son fonctionnement. Puis leur donne micro et oreillette. Derrière, en coulisses, les camarades d’Arthur s’activent. Le moment pour de derniers ajustements. Sasha, l’une des 5 fondatrices, prend place dans un des 4 fauteuils pour peaufiner les détails lumière. « La star » lui lance Valentine, sa camarade au sein de cette aventure. On effectue aussi quelques modifications de dernières minutes sur l’image de fond projetée. Et l’on teste le gain des micros, au décibel près. Au premier rang, les autres membres du « parlement » relisent leurs notes. À mesure que les minutes s’égrènent, les sièges se remplissent. Qu’ils soient en seconde, première, terminale ou en BTS, de nombreux élèves de l’Institut de la Salle profitent de ces conférences.


Un sujet méticuleusement travaillé

12h38. L’amphithéâtre est désormais quasi plein. Sasha se lève, saisit ses notes et s’empare du micro accompagnée de la musique des JO de Paris 2024. Face au public, elle a la lourde tâche d’introduire le sujet du jour.  En quelques mots, la lycéenne présente les « défis de la santé en France » et décrit le parcours des invités d’aujourd’hui. Puis c’est au tour d’Arthur de prendre la parole, cette fois pour entamer la conférence. Accompagné d’Emma puis de Valentine, ils mèneront les débats en interrogeant méticuleusement l’ancien ministre et le directeur général du CHR Metz-Thionville. Des questions humoristiques et un ton léger pour débuter. Puis, progressivement, les futurs bacheliers rentrent dans le vif du sujet et interrogent leurs interlocuteurs sur des problématiques de plus en plus complexes. Le traitement de la crise COVID, les solutions pour faire face aux déserts médicaux, l’introduction de l’IA dans les hôpitaux… La conférence est chapitrée et les questions équitablement partagées entre Arthur et Emma puis Valentine.


« L’objectif était de rapprocher les jeunes du débat public »

Derrière le « Parlement de la Salle », ils sont 5 terminales : Arthur, Sasha, Emma, Valentine et Constance. Tous, ou presque, envisagent des études de droit ou en lien avec la politique. C’est grâce à cet intérêt pour nos institutions qu’a fleuri l’esquisse de ce Parlement dans les esprits des lycéens. « L’objectif était de rapprocher les jeunes du débat public, de montrer qu’eux aussi sont intéressés » explique Arthur. Et c’est avec envie que les terminales, alors en première à l’époque, ont soutenu l’idée à l’établissement. L’Institution de la Salle a alors rapidement suivi et mis à disposition les locaux. Et le projet était né. Les 5 camarades voulaient offrir un espace de débat et de réflexion aux élèves de l’Institution de la Salle sur les sujets de société. Une démarche couronnée de succès pour ces futurs bacheliers, également grandement appréciée par leurs invités. Dominique Peljak estime que « c’est une formidable initiative, essentielle pour rappeler aux jeunes que la liberté d’expression est une chance inouïe ». Un projet que les terminales ont maintenant à cœur de transmettre aux premières qu’ils accompagnent cette année. Pour préserver cette belle initiative et sanctuariser ce « Parlement ».