Bureau des médias de l’Armée nationale libyenne (ANL) / AFP

Le maréchal Khalifa Haftar a annoncé mardi 16 novembre sa candidature à l’élection présidentielle.

Une initiative politique après un échec militaire

La présidentielle du 24 décembre sera la première de l’histoire du pays et revêt une importance cruciale. Le maréchal Haftar, homme fort de l’Est de la Libye, a annoncé depuis Benghazi sa candidature. En 2019, il a tenté de renverser le gouvernement de Tripoli, mais a subi d’importants revers militaires. Le pays est depuis divisé entre l’Ouest, dont le gouvernement est reconnu par l’ONU, et l’Est, sous l’influence du maréchal. Les deux factions sont en paix depuis plus d’un an. L’élection présidentielle libyenne offre des perspectives d’apaisement tout en cristallisant les angoisses.

Une candidature légale

« Je déclare ma candidature à l’élection présidentielle, non pas parce que je cours après le pouvoir, mais pour conduire notre peuple en cette période cruciale vers la gloire, le progrès et la prospérité » a déclaré Haftar lors d’une allocution télévisée. En septembre, le maréchal a renoncé à la tête de l’Armée nationale libyenne (ANL), un prérequis pour assurer la légalité de sa candidature. Khalifa Haftar a affirmé que la présidentielle de décembre est “le seul moyen pour sortir la Libye du chaos” et devrait rapidement déposer sa candidature officielle.

Un avenir incertain pour la Lybie

La communauté internationale s’inquiète du respect du processus démocratique. Le maréchal Haftar est soupçonné de vouloir instaurer une dictature militaire en cas de victoire. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Lybie est plongée dans la guerre civile. L’élection libyenne, qui s’annonce mouvementée, va définir l’avenir du pays. Saif-al-Islam fils de Mouammar Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a également annoncé sa candidature.