Après une première édition en 2019, le Metz Beer Fest va enfin pouvoir faire son grand retour sous sa véritable forme après deux années de pandémie. Au programme : dégustation de bières artisanales venues de toute l’Europe, concerts dans toute la ville et le tant attendu barathon. Bien sûr, cela demande une certaine organisation et des mesures de sécurité.

Les 6, 7 et 8 octobre à partir de 21h, 9 bars partenaires du festival accueilleront plusieurs centaines d’amateurs d’houblons à travers les rues de Metz pour un marathon un peu spécial. L’association organisatrice, Brassage de Culture(s) se retrouve face à de nombreux défis afin d’organiser au mieux l’évènement et recevoir les participants dans les meilleures conditions possible. C’est également un enjeu majeur pour les enseignes qui devront gérer un grand nombre de personnes plusieurs soirs d’affilée. En effet, lorsque l’on est gérant d’un bar, la sécurité est un indispensable à la bonne gestion – et à la bonne ambiance – de celui-ci, d’autant plus lors d’évènements de cette ampleur. Selon Cédric, gérant du 3.96, situé place St-Louis, durant la dernière édition ils n’ont « pas rencontré de problème majeurs » et cela s’était « très bien passé ». Une des premières choses à faire selon lui, pour éviter tout problème, c’est de « faire des événements à la taille de notre établissement ». Il poursuit en affirmant que, « pour les gérer, s’il faut les gérer, on fait la police, tout simplement ». En tant que partenaire principal du Metz Beer Fest, le 3.96 a des prérogatives et des responsabilités que les patrons et leurs employés prennent très au sérieux. Bien qu’il n’existe pas de protocole prédéfinis en cas de problème, notamment dans les cas d’agression ou de harcèlement sexuel, l’équipe de cet établissement prend le problème très à cœur. Cédric se dit en effet « très très attentif » à sa clientèle. Il ajoute que, s’il y a le moindre souci, il agit « très vite » et, la plupart du temps, « ça se termine avec la police ». L’association, quant à elle, a également un rôle important à jouer dans le bon déroulement de cet événement.

Une gestion en coopération.

Brassage de Culture(s) essaie de faire en sorte que les brasseries n’aient, en théorie, qu’à accueillir le public. L’association gère en effet toute la logistique ainsi que l’organisation, que ce soit pour les horaires, pour les itinéraires du marathon, ou encore pour booker les artistes des différents concerts. La seule chose dont ils ne s’occupent pas, c’est de la sécurité. Thalie Jalabert, responsable communication du festival, déclare que, l’association n’est « pas responsable de ce qu’il se passe dans les bars ». C’est aux gérants de faire en sorte qu’il n’y ait pas de débordement et d’intervenir, si débordements il y avait. Néanmoins, l’association leur fournis des éthylotest ainsi que des kits contenant notamment des « capotes de verre ». Ainsi, il devient impossible d’y glisser quoi que ce soit, comme des substances illicites. Ces équipements sont également disponibles sur le festival lors des dégustations et sont fournis par le département et la région. Dans l’espace Bliida, à Metz, qui accueille l’événement sur quatre jours, une sécurité, des secouristes et des bénévoles seront également présent sur place et pourront donc agir au moindre soucis. Selon Thalie, la sécurité est donc de « la responsabilité des bars dans les bars et de l’association à Bliida ». Dans tous les cas, tout le monde prend cela très au sérieux afin de permettre aux milliers de personnes assistant au Metz Beer Fest d’en profiter dans les meilleures conditions et de festoyer sans inquiétude.

Simon Iung et Adélie Trimbour.