Conseiller funéraire, chaînon indispensable des pompes funèbres

exnguyen 12 novembre 2017 Commentaires fermés sur Conseiller funéraire, chaînon indispensable des pompes funèbres
Conseiller funéraire, chaînon indispensable des pompes funèbres

Plus d’un demi million de personnes (source : INSEE) meurent chaque année en France. Focus sur le métier de conseiller funéraire

« En France, un deuil coûte en moyenne 4 000 €, hors marbrerie. C’est 3 800 € en province mais les prix varient, tout dépend des pompes funèbres », souligne Maxime Pelletier, conseiller funéraire de 28 ans et six ans de métier. Un Bac STG (Sciences et Technologie de la Gestion) et un BTS MUC (management des unités commerciales) en poche, il est entré « grâce à un très bon ami » dans une entreprise du secteur funéraire. « J’avais déjà la fibre commerciale », explique-t-il, avant d’ajouter que « il y a une grosse partie sociale car on entre dans la vie et l’intimité des gens ».

Être conseiller funéraire, ça s’apprend

Avec l’augmentation des décès et en prévision du « papy-boom », le métier de conseiller funéraire se professionnalise. « Avant, il fallait peut-être le bac pour exercer. Maintenant, c’est différent », dévoile, un peu hésitant, Maxime. Des pompes funèbres, comme Roc-Eclerc, ont même créé leur propre école. « Leur but est de transmettre les savoir-faire « maison ». Mais je trouve que ça formate les gens », dit-il désabusé. « On ne vend pas du rêve, c’est sûr », avoue le trentenaire. Il faut savoir encaisser les décès, prendre de la distance est parfois difficile. Un bébé, un enfant ou un jeune adulte, « ce n’est jamais facile car on s’identifie », confie-t-il. « Il faut pourtant rester pro », tranche le jeune hommeLa capacité d’écoute est certes importante mais il est essentiel de ne pas tomber dans l’excès d’empathie. Ces décès, souvent brutaux, sont l’une des difficultés du métier. Mais parfois, la mort libère les familles : « Pour certaines, lorsque la personne était très malade ou souffrait, c’est un soulagement », tempère-t-il.

« On est au centre de tout ! »

Le conseiller a un rôle charnière dans la prise en charge du défunt : il doit organiser toutes les démarches liées aux obsèques. « On  est au centre de tout ! On fait le lien entre le cimetière et la mairie mais on rédige aussi les avis de décès », dévoile Maxime Pelletier. C’est un métier qui n’est pas de tout repos. « Au niveau du rythme, c’est très variable car la mort ne prévient pas », souligne-t-il. Par ailleurs, le marché du funéraire fonctionne encore pas mal grâce au bouche-à-oreille, l’aspect humain n’est donc pas à négliger. « On est pas là que pour l’argent », ajoute le jeune homme. Au final, être conseiller au sein d’une société de pompe funèbre apporte la « satisfaction d’avoir accompagné la famille dans des moments difficiles. On essaye de soutenir les personnes, de les choyer durant ces instants-là», conclut-il.

Crédit photo : Florian  Leclerc (pompes funèbres)

Crémation ou enterrement ?

En France, le coût moyen des obsèques, selon l’UFC Que Choisir, est de 3 350 €. Le prix des prestations varient cependant fortement selon les villes et les pompes funèbres. En contradictions avec de nombreuses idées reçues, le coût d’une crémation, technique funéraire consistant à réduire le corps du défunt en cendre, n’est pas moins élevé qu’une inhumation, rite funéraire qui consiste à enterrer un mort. En effet, de nombreux frais, comme la taxe crémation définie par les collectivités territoriales ou encore les frais d’agence, s’ajoutent. Ainsi, une crémation coûte en moyenne 3 609 € contre 3 350 € pour  une inhumation. La première tend globalement à se développer (à peu près 30% des décès).

(source : UFC Que Choisir)

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