épluchures

À Metz, ils récoltent trois tonnes d’épluchures en un an

Le projet Épluchures et bicyclette fête son premier anniversaire. À l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets, zoom sur cette initiative de compostage 100% messine.

Depuis le 21 novembre 2017, les bio-déchets des restaurateurs de Metz sont compostés. Grâce au projet Épluchures et bicyclettes, c’est déjà presque trois tonnes de compost qui ont été fabriqués. « On collecte deux fois par semaines dans six points du centre-ville. Ensuite, direction Blida, au nord de Metz, où nous avons construit un composteur. Un deuxième va bientôt voir le jour », explique Adrien Walck, à l’origine du mouvement. Ce compost est ensuite distribué dans les jardins partagés Incroyables Comestibles mais est aussi offert aux particuliers qui le souhaitent.

Cette idée vient tout droit de Nantes et de sa Tricyclerie. Le principe est le même : un vélo, une remorque et c’est partit pour une collecte de bio-déchets. « Cela n’existait pas à Metz donc on a décidé de se lancer tout de suite, autour de la place Saint-Louis », ajoute Adrien Walck.

Tous les mardis et tous les vendredis à 17 h 30, c’est la même routine. Rendez-vous au local Metz à vélo pour les deux à six bénévoles participant à la tournée. « On y récupère des deux roues qui nous sont prêtés pour ceux qui n’en ont pas. Mais aussi notre remorque qui peut contenir jusqu’à 150 kg d’épluchures », précise Tomé Delisle, participant.

Des restaurateurs en liste d’attente

épluchureIl y a un an, deux restaurateurs ont soutenu l’initiative. Maintenant, il y a une liste d’attente car la demande est trop importante. « Nous avons même des cantines de collectivités locales qui souhaitent rejoindre le projet, s’enthousiasme Tomé Delisle. Mais en préparant 100 repas par jour, ils rempliraient notre remorque à eux seuls. » Les bénévoles regrettent leur manque de temps et de moyens. Une tournée dure déjà jusqu’à deux heures trente et il leur est impossible de rajouter d’autres points de collecte à la liste.

La solution serait d’embaucher un salarié qui pourrait s’occuper des récoltes quotidiennement. « Notre but est bien entendu de développer le projet pour que plus de restos en profitent », assure Adrien Walck. Les points de collectes ne sont d’ailleurs pas uniquement réservés aux restaurants. L’épicerie Day by day propose aux particuliers de récupérer leurs épluchures les mardis et vendredis, juste avant les tournées.

 

Laura Bannier