FIG 2018 : les scolaires investissent le Grand Nord

Le Festival International de Géographie (FIG), ce n’est pas que pour les grands. Depuis 3 ans, la mairie de Saint-Dié-des-Vosges hisse un chapiteau consacré aux enfants et à leurs familles. De quoi donner le goût des cartes dès le plus jeune âge.

Sous la grande tente blanche place Jules-Ferry qui fait face à la mairie, l’espace grouille de petites têtes blondes. Dans une ambiance nordique – les pays scandinaves sont les invités de cette 29e édition du festival international de géographie -, suggérée par des boucliers viking et des proues de drakkars, des élèves coiffés de chapeaux de lutins, déambulent et chahutent. Ils passent d’atelier en atelier pour découvrir la géographie de manière ludique.

Puzzles, origamis et coloriage… Le FIG Junior proposait des ateliers variés aux enfants. (Photo: Anne Damiani)

Puzzles et cartes postales

Épaulés par leurs enseignants et des bénévoles, certains enfants manipulent des puzzles géographiques pendant que d’autres s’initient à l’art des origamis. Kevin, 8 ans, une pièce en mousse à la main, se creuse les méninges: « J’aime bien, ça fait réfléchir », sourit-il. De l’autre côté de la table, une de ses camarades cherche à replacer correctement l’Ukraine. Sophie Richard-Chevallier, enseignante à l’école Gaston-Colnat en CM1-CM2, participe pour la première fois au FIG Junior. Pour elle, ce n’est que du positif. « Il y a plus de matériel qu’à l’école, c’est une autre façon d’aborder la géographie, souligne-t-elle. Ce cadre différent est motivant pour les enfants, ils sont plus enthousiastes. »

De l’autre côté, Jean-Paul Wiezoreck, conseiller national jeunesse de la Fédération française des associations philatéliques, donne des cartes postales à colorier aux enfants. « Quand j’étais petit, il y avait des timbres de collection partout, dans les boîtes de café ou les tablettes de chocolat. Nous leur faisons découvrir le voyage par le timbre », explique-t-il. Au bout de 15 minutes, les groupes d’élèves changent d’atelier au signal de l’animateur. Après une heure sous le chapiteau, les classes reprennent le chemin de l’école et laissent la place aux 120 élèves suivants.

Attirer les parents

Au total, 750 élèves, de 33 écoles différentes et du CP au CM2, viennent au FIG Junior tout le vendredi. Le samedi et le dimanche sont en entrée libre. « En faisant venir les scolaires le premier jour, le but est qu’ils reviennent ensuite avec leurs parents », espère Dominique, la responsable des bénévoles.

Malheureusement, cette « ouverture à la culture » est victime de son succès. Trop d’écoles s’intéressent à l’événement et souhaitent y participer. « Nous aimerions ouvrir dès le jeudi pour pouvoir accueillir plus de monde plus longtemps, admet Catherine, retraitée et bénévole depuis 3 ans, mais c’est beaucoup de travail. Nous ne savons pas encore si la mairie pourra mettre cela en place. » Le FIG Junior a encore un an pour trouver un solution.

Rémy Chanteloup, Anne Damiani et Amélie Perardot

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