grindelwald

Les Animaux Fantastiques au cœur des années folles parisiennes

L’univers du sorcier le plus célèbre du monde a fait son retour sur les grands écrans le 14 novembre. Pour le deuxième opus des Animaux Fantastiques, direction Paris.

Vous êtes toujours dans l’attente de votre lettre pour Poudlard ? Un visionnage des Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald s’impose. Avec le dernier film issu du monde d’Harry Potter, on retourne à l’école des sorciers. Si le premier opus nous avait fait découvrir New York, cette fois-ci on reste sur le Vieux Continent.

C’est avec plaisir que l’on retrouve Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), son écharpe aux couleurs de Poufsouffle autour du cou, et sa valise remplie d’animaux magiques au bout du bras. Il nous fait découvrir une fois de plus son univers, rempli de créatures toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Si l’on retrouve certains pensionnaires du premier film, comme le Niffleur ou le Botruc, on fait aussi connaissance avec des petits nouveaux. Avec 200 millions de dollars de budget, les effets spéciaux sont réussis, et les animaux fantastiques paraissent d’autant plus réels.

Rendez-vous à Montmartre

Après avoir repris son train de vie quotidien en Angleterre, entouré de ses bestioles, Norbert se met finalement en chemin de Paris, envoyé par Albus Dumbledore (Jude Law).  Effleurée par le quatrième opus d’Harry Potter grâce à l’école de magie Beauxbâtons, la France a enfin le droit à son monde des sorciers. A l’instar du quai 9 3/4 de Kings Cross à Londres, Paris a aussi son passage secret. Il s’agit d’une statue en bronze qui s’anime pour laisser entrer les sorciers qui lui passent devant. D’une rue de Montmartre quasi-vide, on arriver dans une artère bouillonnante de vie et de magie.

 

C’est à Paris que Norbert doit affronter Grindelwald (Johnny Depp). Ce dernier avait fait une apparition anecdotique en fin du premier opus, devient le personnage central de l’histoire. On en découvre un peu plus sur son passé, et celui de Dumbledore. Les deux sorciers ont été amoureux, et ne peuvent par conséquent s’affronter. Si Dumbledore a choisi le chemin de la lumière en devenant professeur à Poudlard, Grindelwald est beaucoup plus sombre. Le souhait du mage est de lever une armée de sorciers et de révéler l’existence de la magie aux yeux de tous.

Des clins d’œils multiples

A l’écran, on reconnait bien la patte de David Yates, réalisateur des quatre derniers films de la saga Harry Potter, et du premier Les Animaux Fantastiques. L’apparition de Poudlard, mêlé à la musique originale nous fait retomber en enfance. Ce n’est d’ailleurs pas le seul parallèle. Grindelwald a tout de Voldemort avec ses disciples qu’il essaye de rassembler.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisé avec le monde d’Harry, le scénario peut paraître surchargé. Avant de se ruer au ciné, pourquoi ne pas jeter un œil à quelques uns des films. Ils sont désormais disponibles sur Netflix. Cela pourra permettre de mieux comprendre les multiples références.

Beaucoup d’éléments restent cependant en suspens : ce second opus semble donc préparer la suite. Une série de cinq épisodes avait été annoncée, le prochain rendez-vous est fixé en 2020.

 

Laura Bannier